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Cria | 3 raisons majeures de ne jamais acheter un bébé alpaga !

Les bébés alpagas sont au summum du cute et dans toute leur splendeur.

Les joues touffues à souhait, la petite bouille sympathique, ils sont curieux de ce qui les entoure, ils jouent beaucoup entre eux, attirent les regards et sont aussi tout doux au toucher…

Et puis on est tellement habitués à acheter des bébés chats, des bébés chiens… quand on se lance dans la reproduction de l’alpaga ou qu’on veut transformer leur fibre, pourquoi ne pas acheter un ou des bébés alpagas pour démarrer ?

Est-ce seulement une technique pour vendre les « vieux » reproducteurs que de conseiller de ne pas acheter de bébés ? Non.

Acheter un alpaga avant l’âge de 2 ans, c’est jouer à la loterie en ce qui a trait à la qualité de l’animal en devenir et ce n’est pas des plus efficace sur le plan financier pour se démarrer un projet, loin de là.

1. Personne ne connaît la qualité d’un bébé alpaga au final

Achètes de la qualité; celui qui s’est le moindrement renseigné pour faire de la reproduction (ou de la transformation !) de l’alpaga l’aura probablement entendu plus d’une fois.

On peut regarder l’arbre généalogique de l’animal et ses ancêtres pour avoir une idée de la qualité de l’animal, mais ça ne dit pas tout; ce n’est qu’un indice de ce qu’on peut trouver dans les gènes de l’animal et les qualités tant recherchées des parents peuvent se développer… ou non.

La règle des 5 ans pour mieux prédire

La règle dit qu’on ne peut prédire à 100% la qualité du phénotype d’un alpaga que vers l’âge de 5 ans environ. Avant 5 ans, on ne le fait qu’à une fraction.

Pourquoi ? Parce qu’on a accumulé assez de matériel statistique et de visu à ce moment-là pour évaluer son développement (conformité et fibre) et prédire assez justement le développement de la toison dans l’avenir.

L’alpaga de 5 ans peut aussi déjà avoir des descendants de 2 ans, ce qui permet de prédire un peu plus encore son potentiel, cette fois, comme reproducteur.

L’âge le plus intéressant pour acheter un alpaga reproducteur est à environ 3-4 ans et à 2 ans si ce n’est que pour faire de la transformation à mon avis.

L’animal reste jeune à cet âge, mais il est déjà plus facile d’évaluer ses qualités physiques parce qu’il a passé le cap le plus critique de son développement (dont le plus grand développement de ses follicules pileux, qui va déterminer la quantité de fibre qu’il va porter).

Un éleveur consciencieux aura déjà acquis aussi beaucoup d’informations sur lui à cet âge (des histogrammes, une biopsie de peau, des statistiques, des échantillons… et l’animal sera peut-être déjà prouvé également dans le cas d’un reproducteur…).

La première toison de l’animal (celle du bébé alpaga) est, en règle générale, sa plus belle à vie (côté finesse) mais est peu lourde, parfois fragile (limitant la transformation) et souvent plus contaminée; elle n’est donc pas plus avantageuses à avoir que la 2e ou 3e toison de l’animal où l’alpaga produit alors plus de fibre qui est généralement aussi plus saine et moins contaminée.

La première toison donne un indice de base sur la qualité à venir de l’animal, MAIS… malgré une belle première toison, des défauts majeurs peuvent venir entacher la qualité des suivantes. La 2e toison est souvent beaucoup plus révélatrice.

L’évaluation du prix est difficile

Pour évaluer un alpaga, un éleveur chevronné en connaît plus qu’un jeune acheteur mais il reste difficile de mettre un prix sur un cria.

Comment va-t-il évoluer ?

Allez savoir; l’éleveur n’est pas devin même s’il décèle plus facilement le potentiel chez les alpagas et les génétiques qu’il possède qu’un néophyte dans le domaine.

Est-ce qu’il est vendu trop peu cher ou trop cher pour sa qualité ? Vendre un cria ou acheter un cria, c’est la même loterie; parfois on gagne, parfois on perd.

La différence entre le vendeur et l’acheteur, c’est que le premier n’aura plus de risque à supporter après la vente et aura fait de l’argent quand bien même ça aurait pu être plus.

L’acheteur, de son côté, va vivre avec les risques de perte et de maladie au quotidien et investir de l’argent / du temps sur l’animal acheté pendant de nombreuses années avant d’en voir un fruit.

La croissance et le développement

Nous avons parlé plus haut de la qualité de la fibre, mais…

Comment le bébé alpaga va-t-il grandir ?

Normalement, si les parents ont une belle conformité, il y a de bonnes chances que le cria en ait une belle aussi.

Personne ne peut prédire par contre ce qu’un mix génétique va donner; comme la croissance n’est pas terminée encore,  il y a toujours un risque de mauvais développement.

Il pèse moins que le minimum pour être conforme et reste tout petit à 2 ans ?
Ses testicules ne se développent pas comme il faut ?
Il ne pourra jamais être enregistré !

La fibre est une chose, mais il y a aussi des paramètres chez un reproducteur qu’on ne peut connaître qu’une fois adulte, comme la fertilité.

2. Acheter un bébé alpaga et payez finalement plus cher

Les bébés alpaga ne sont pas moins dispendieux que les adultes.

En pratique, peut-être, c’est vrai dans certains cas… en réalité JAMAIS.

Un bébé alpaga ne peut pas s’accoupler avant quelques années (2 ans chez les femelles et généralement 3 ans chez les mâles) et il faut une année supplémentaire avant de voir naître un premier cria.

Il faut non seulement donner les soins de base pendant ces années, mais aussi leur donner des soins vétérinaires quand ils vont en avoir besoin (un montant qui est difficile à prévoir).

Les risques de décès sont toujours d’actualité même si les alpagas sont jeunes; un alpaga qui meurt avant la naissance de son premier cria, c’est perdre son investissement.

Dans une façon de faire les choses; se procurer une femelle gestante au lieu d’un cria permet d’avoir un descendant de la même génétique peu de temps après l’achat, épargnant la perte totale de l’investissement en cas de décès.

Et en prime… un adulte qui se sera reproduit est prouvé, réglant le cas des risques d’infertilité génétique.

Attendre toutes ces années (et plusieurs de plus en essais) pour avoir un cria du bébé préalablement acheté et se rendre compte que l’animal est stérile; c’est frustrant ! Très frustrant !

Et même avec compensation de l’éleveur qui a vendu l’animal (s’il est encore en affaire) reste que ça ne rembourse pas les années d’attente perdues ni l’argent investi pendant ce temps sur l’animal.

3. Le bébé alpaga va changer… et parfois pas comme souhaité !

Ce n’est pas un secret; le petit cria va devenir grand et assez rapidement. Les joues se dégarnissent avec le temps, il devient plus grand et peut-être moins sympathique. S’il voulait jouer, il va vouloir bientôt passer presque tout son temps à manger et à ruminer…

Les comportements aberrants

Si le but était d’acheter un bébé alpaga pour le mettre à sa main pour des projets particuliers (comme un projet agrotouristique / de zoothérapie) ou seulement pour le plaisir de le côtoyer et de le flatter pendant qu’il est jeune… Prenez garde !

Avez-vous entendu parler du syndrome de Berseck et des comportements aberrants du lama et de l’alpaga ?

Ce syndrome du camélidé agressif (qui se voit aussi chez les lamas) rend l’alpaga, en particulier le mâle, dangereux à côtoyer une fois adulte parce qu’il va tenter d’attaquer l’humain dès qu’il en a l’occasion. Ce désordre comportemental mis au jour une fois l’animal à maturité, se développe par une trop grande imprégnation à l’humain lorsqu’il y a des rapprochements trop grand avec le bébé alpaga ou que ce dernier est isolé de son troupeau / de son espèce.

Ce n’est pas tous les alpagas qui côtoient les humains de près qui vont le développer (ou du moins, pas dans sa forme la plus sévère).

Le comportement peut être seulement embêtant dans certains cas ou à l’extrême, créer un véritable danger dès qu’un humain rentre dans l’enclos de l’animal.

Un alpaga qui connaît les règles de son espèce va être beaucoup moins dérangeant et agréable qu’un alpaga avec des problèmes comportementaux, aussi léger soit-ils. C’est donc à prendre sérieusement en considération.

Il est possible d’entraîner un alpaga et de faire beaucoup de choses avec lui, mais il est préférable de le faire quand il a appris à se comporter comme un alpaga au préalable, pour éviter ce genre de problèmes.

On ne devrait donc jamais cajoler ou tenter d’entraîner un alpaga en bas de l’âge de 7-8 mois; l’alpaga peut être aisément entraîné facilement tout au long du reste de sa vie.

Conclusion

Vous souhaitez entrer dans le vif de la reproduction rapidement et avoir rapidement un bébé alpaga ?Acheter une femelle gestante au printemps est vraiment la meilleure alternative.

Karine Caron

Propriétaire de la ferme familiale Alpagas Fibrefine, je suis une passionnée des camélidés et de leur fibre exceptionnelle. J'adore prendre soin de ces animaux unique, transformer moi-même leur fibre en de multiples accessoires ainsi que d'assouvir ma soif insatiable d'information sur eux.
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  1. Merci infiniment, Karine, pour tous ces précieux commentaires. Ils sont de l’or!

    • Merci Hélène !! 🙂

      • Merci, c’est tellement important pour l’animal et le propriétaire tous ces conseils. Merci

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