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Fibre alpaga 101| Les questions que se posent le plus souvent nos visiteurs sur la fibre de l’alpaga

septembre 19th, 2020 by

L’alpaga est domestiqué depuis des milliers d’années; bien avant l’arrivée espagnole en Amérique du Sud, il était déjà élevé pour sa fibre.

L’alpaga n’existe pas à l’état sauvage; bien qu’ils broutent sans clôtures dans certaines régions d’Amérique du Sud, ces bêtes appartiennent tous à des alpaqueros (des producteurs/éleveurs d’alpagas).

Les alpagas sont les descendants de la vigogne, qui subsiste toujours à l’état sauvage.

À l’époque des Incas, la fibre de l’alpaga était réservée exclusivement à la royauté et les hauts dirigeants; depuis, elle s’est démocratisée, amenant les alpagas à être élevés partout dans le monde.

La production mondiale de la fibre de l’alpaga est de l’ordre de 1% de toutes les productions de fibres protéinées (animales), dont 80% de cette quantité est produite en Amérique du Sud.1 

La production d’alpaga (la fibre) y est industrialisée comparativement à d’autres productions d’alpaga ailleurs dans le monde qui ne le sont pas, comme ici en Amérique du Nord, où la production est essentiellement artisanale ou semi-artisanale dû à la faible quantité produite.

L’ultime but de l’élevage de l’alpaga, finalement, c’est la récolte de la précieuse toison, le printemps venu; celle-ci n’est alors plus nécessaire à l’animal. Si elle n’est pas tondue, elle peut même être la source de coups de chaleur mortels et de problèmes de santé graves pour l’animal.

Cette tonte n’est pas optionnelle pour le bien-être de l’alpaga, elle est nécessaire. La tonte peut être stressante pour eux (comme pour nous !), mais n’est pas douloureuse.

Faut-il tuer l’alpaga pour récolter sa fibre ?

Un alpaga pendant la tonte pour récolter la fibre d'alpaga

Heureusement NON !

L’alpaga est tondu, comme on le fait avec le mouton, même si c’est fait un peu différemment.

C’est fait une fois l’an, au printemps.

Au Québec, dépendant des régions, c’est souvent vers la mi-mai qu’on débute la tonte afin qu’il fasse assez chaud la nuit pour permettre aux alpagas d’être confortables. Pour certaines région plus au nord, la tonte ne commence pas avant début juin.

La toison (la première qualité sur l’animal, soit sur la fibre sur son dos) pousse d’environ 2 à 10 pouces (5 à 25 cm) par année et peut peser entre 1 et 8 livres ( 0,5 kg à un peu plus de 3.5 kg ) chez un animal mature.

Cette quantité est l’équivalent d’environ 15-20 tuques ou d’un à quelques chandails, selon l’épaisseur et les grandeurs des articles.

Pourquoi certains animaux ont de la fibre au visage tandis que d’autres n’en ont pas ?

Trinity est une de nos lignée qui donne des joues bien fournies
Trinity est une de nos lignées qui donne des joues bien fournies

La génétique a un rôle majeur quant à la présence ou non et la quantité des touffes de fibre au visage. Par contre, plus l’alpaga vieillit et plus les joues se dégarnissent.

Certains éleveurs choisissent de tondre les joues de leurs animaux tous les ans, ce qui explique, dans certains cas, les joues moins fournies sur tous les animaux d’un troupeau.

Tondre les joues, c’est surtout une question cosmétique et/ou pour éviter d’avoir à y retoucher durant l’année puisque la fibre au visage n’est pas conservée pour faire du fil.

Bien qu’on aime généralement avoir de belles têtes fournies, celles-ci donnent peu d’indices sur la qualité globale d’un alpaga.

Un fil baby alpaca ou bébé alpaga; la fibre provient d’un bébé ?

Dali mâle alpaga huacaya blanc

Le terme baby alpaca ou bébé alpaga est utilisé ici pour qualifier la finesse de la fibre; un adulte peut avoir une qualité baby alpaca et un cria (le bébé de l’alpaga) peut très bien avoir OU NE PAS avoir cette qualité !

Le grade baby alpaca est un des grades péruviens qui se situe entre 20 et 23 microns. Il y a 2 grades plus doux !

Normalement, on n’aime pas que nos crias aient une qualité de grade bébé alpaga; on préfère qu’ils se situent au minimum dans le grade royal, plus doux, puisqu’on sait que la qualité va invariablement baisser avec les années.

Grades péruviens de la fibre d’alpaga

Grade 0 – Super Royal  (certains l’appellent Baby Royal)13 – 17 microns
Grade 1 – Royal    17 – 19.9 microns
Grade 2 – Baby 20 – 22.9 microns
Grade 3 – Superfine23 – 25.9 microns
Grade 4 – Medium26 – 28.9 microns
Grade 5 – Strong (Adult)29 – 32 microns
Grade 6 – Coarse32.1 – 35.1 microns

La multitude des couleurs naturelles de la toison de l’alpaga

Dali et Denzel en juillet 2020
Dali (blanc) et Denzel (fauve foncé), deux des couleurs officielles de toison au Canada.

Il y a 16 couleurs naturelles officielles de toisons enregistrables au Canada, mais il existe plus de 250 coloris différents répertoriés 2 .

Les couleurs vont du blanc au noir, en passant par le gris. Il y a également les beiges, fauves et les bruns. Certains alpagas ont des toisons parsemées de poils avec une couleur plus pâle. On dit qu’ils sont roans.

L’alpaga est l’un des mammifères qui a le plus de couleurs de toison différentes.

Certains alpagas ont également de grandes taches sur le corps ( multi / fancy ).

Certaines taches, dont celles au niveau de la mâchoire et des extrémités, sont codées dans la génétique et reviennent au fil des accouplements.

Pour des questions de logistique, l’éleveur qui reproduit les alpagas pour en conserver et transformer la fibre veille à éviter si possible les taches par des accouplements judicieux pour ne pas contaminer la fibre à traiter avec d’autres couleurs.

S’il y a des taches, les sections colorées différemment doivent être méticuleusement séparées lors du tri de la fibre.

Seuls quelques alpagas spécialement tachetés sont parfois utilisés tels quels, comme les alpagas avec une robe appaloosa léopard où les taches, excessivement nombreuses et uniformes dans la toison, sont gardées lors de la transformation artisanale pour créer un design moucheté particulier.

L’avantage des fibres de couleurs naturelles ?

♦ Elles ne ternissent pas au lavage comme les teintures
♦ Elles sont beaucoup plus écologiques (évidemment !)
♦ Elles ne provoquent pas d’irritations qui sont parfois causées par les colorants textiles.

Comment reconnait-on la qualité d’une toison d’alpaga ?

Toison alpaga Deanna de 2019
Ondulation des fibres d’un alpaga

Sujet très complexe, mais que j’ose résumer ainsi; la finesse est le premier critère d’une belle qualité de fibre d’alpaga puisqu’elle détermine en grande partie sa douceur.

En deuxième lieu, on recherche autant des critères qualitatifs que quantitatif; un beau crimp (ondulations de la fibre, pour l’élasticité), un beau lustre (alpaga suri) ou brillance (alpaga huacaya), une bonne longueur de repousse ainsi qu’une belle densité de fibre (quantité de fibre produite).

Un éleveur consciencieux veille à optimiser les caractéristiques de ses animaux en choisissant le reproducteur de chaque femelle avec soin.

J’ai écrit un livre (ci-bas) qui traite du choix des alpagas en détail. Il y a énormément d’aspects à vérifier avant d’acheter un alpaga, en particulier quand il est reproducteur.

  1. A definitive guide to alpaca fiber. Cameron Holt. p.8
  2. Source: The Complete Alpaca Book, p.256

Camélidés | Le chameau et la survie de l’homme

septembre 4th, 2020 by

Les camélidés sont une famille du monde animal qui a traversé les siècles avec les hommes, comme c’est le cas du cheval.

Leurs premières traces remonteraient à il y a 45 millions d’années.

Ils ont permis à de nombreux hommes de survivre grâce à leur chair, leur lait, leur graisse, leur cuir et leur fibre (pour se vêtir et fabriquer du matériel), mais aussi grâce à leurs excréments (combustible, comme le charbon) et comme un moyen de transport/transport des charges.

Périodiquement, ils nous ont aussi divertis (course de dromadaire ou de chameau).

Encore aujourd’hui, les camélidés sont parmi nous, même s’ils se font plus discrets dans certains pays et dans notre quotidien. Ce qu’ils nous offrent est par contre tout aussi intéressant qu’avant, même pour les pays plus industrialisés.

Quelles sont les espèces dans la famille des camélidés ?

Camélidés d’Amérique du Sud (petits camélidés);
1.Vigogne (ancêtre sauvage de l’alpaga)
2.Alpaga (domestiqué)
3.Guanaco (ancêtre sauvage du lama)
4.Lama (domestiqué)

Camélidés d’Afrique et d’Asie (grands camélidés);
5.Dromadaire (domestiqué)
6.Chameau de Bactriane (domestiqué)
7.Chameau sauvage de Tartarie (ou Mongolie) (espèce sauvage d’environ 1000 individus)

Les pieds des camélidés; sa distinction des autres familles

Pieds d'alpagas; onglons et coussin de l'alpaga (camélidé)
Pieds d’alpaga; ceux des grands camélidés sont encore
plus larges pour mieux marcher dans le sable des déserts.

Les camélidés (dérivé de la racine du latin camelus qui veut dire «chameau») sont des tylopodes (qui signifie «pieds à coussinets» en grec).

Les tylopodes sont représentés uniquement par la famille des camélidés.

Leurs pieds coussinés sont bien particuliers; chaque doigt est recouvert par un onglon sur le dessus de la dernière phalange.

Ça leur sert à marcher efficacement dans le sable (grands camélidés) mais aussi à mieux préserver les pâturages et endroits où ils broutent.

Ces pieds sont une distinction par rapport aux autres ongulés qui possèdent aussi un nombre de doigts pair, mais dont les pieds n’ont pas les caractéristiques des tylopodes.

D’où proviennent les camélidés ?

Les plus vieux fossiles de camélidés ont été découverts en Amérique du Nord et dateraient de 40 à 45 millions d’années.

Au début, ils se présentaient sous la grosseur d’un lièvre puis d’une grosse chèvre; ils n’avaient pas le gabarit qu’on leur connaît aujourd’hui.

C’est la migration de ces spécimens vers l’Amérique du Sud et l’Asie, avant la séparation des continents au pliocène, qui a permis d’engendrer les camélidés qui subsistent aujourd’hui.

De très nombreuses espèces de camélidés se sont éteintes; en particulier en Amérique du Nord, comme c’est le cas pour le chameau occidental1 retrouvé au Yukon2 (celui de l’ère glaciaire, qui est plus parent avec le dromadaire). Diverses espèces éteintes de camélidés ont aussi été retrouvés aux États-Unis et sont plus proche parent avec les petits camélidés d’aujourd’hui.

On estime que toutes ces extinctions sont très probablement causées par une chasse intensive.

Les camélidés et leurs étonnantes capacités

Les camélidés supportent bien les extrêmes et les conditions de vie difficiles même si chacune des espèces a ses particularités propres.

Ce sont des animaux qui s’adaptent étonnement bien aux défis de leur environnement !

Le chameau et le dromadaire

Chameaux de bactriane

Le chameau de Bactriane3 (2 bosses) et le dromadaire (1 bosse), qui habitent l’Afrique et l’Asie, peuvent se passer d’eau et de nourriture longtemps.

Leur bosse est une réserve de graisse. Contrairement à de nombreux mythes, elle ne leur sert pas à s’hydrater, mais à nourrir leur corps quand la nourriture vient à manquer.

Dromadaires

L’animal peut ainsi perdre jusqu’à 100kg sans mourir.

Après une diète, les bosses contenant près de 23kg de graisse peuvent se retrouver d’ailleurs tombantes sur le côté de l’animal. Un animal avec des bosses bien droites a plus de chances d’être bien nourri et en santé.

Chameau avec bosses tombantes

Ces bosses, en plus de servir de réserve calorique, constituent aussi un isolant contre le froid et la chaleur du soleil sur l’échine dorsale sans gêner la régulation thermique de l’animal.

Pour l’hydratation, c’est plutôt la rétention d’eau grâce au fonctionnement méticuleux de leur intestin (qui laisse passer peu d’eau dans les selles) et des reins (qui filtre minutieusement et rend ensuite l’eau au corps) qui leur permet en grande partie de passer autant de temps sans boire.

Ces grands camélidés peuvent survivre à une perte qui va jusqu’à 40% de l’eau de leur corps contrairement à d’autres animaux où 20% de perte d’hydratation amène la mort.

Lorsqu’il boit enfin, il peut absorber plus d’une centaine de litres d’eau en quelques minutes. Amaigri par le manque d’eau, il retrouve après coup une condition physique normale dans la demi-heure.

Des pattes larges pour ne pas s’enfoncer, des narines obturables (qui se ferment) et une double rangée de cils pour contrer les tempêtes de sable ainsi que des callosités aux genoux et au torse (qui leur permettent de se coucher sur du sable brûlant) font d’eux des animaux bien adaptés au désert et à ses difficultés.

Dromadaires avec les hommes

Les chameaux et les dromadaires ont été (et sont toujours dans certaines régions du monde) utilisés comme animaux de trait (déplacements) ou laitier. Leur chair est aussi consommée et ils servent aussi au divertissement (course de chameaux ou de dromadaires).

Le chameau a une fourrure beaucoup plus abondante que le dromadaire, et de ce fait, le sous-poil sert parfois à la confection de vêtements bien que la transformation soit marginale de nos jours. Le chameau peut supporter des températures excessivement froides grâce à cette toison (qui mue au fil des saisons contrairement à l’alpaga et au lama qui demande plutôt d’être tondu pour en être libérés).

La seule population de dromadaire sauvage est… en Australie, où ils ont été introduits au 19e siècle comme animaux de trait et pour cartographier des zones reculées. Avec la venue de l’automobile, ils ont été abandonnés et laissés à eux même.

Sans prédateurs dans cette région du globe, ils pullulent maintenant et s’apprêtent à rendre certains déserts d’Australie (qui ne sont pas tout à fait aussi désertiques qu’on s’imagine) en véritable désert à cause des besoins alimentaires et en eau de l’immense population actuelle.2

Le gouvernement australien tente de contrôler cette population par l’abattage tandis que d’autres croient que ces dromadaires devraient plutôt être utilisés à une production laitière4 ou être exportés5 encore plus massivement dans d’autres pays où ils seraient les bienvenus.

Chameau sauvage de Tartarie

Le Chameau sauvage de Tartarie (parfois aussi appelé Chameau de Mongolie) se distingue du Chameau de Bactriane par 3,5% de différence au niveau génétique.

Il a été déclaré officiellement, après 5 ans de recherche ADN, comme une espèce à part entière en 20086.

Ce chameau sauvage peu populeux (environ 1000 individus) habite dans une petite portion du désert de Gobi, près de la Chine et du Tibet.

Dans certaines régions, ce chameau a la particularité de pouvoir boire une eau presque saturée en sel (on parle d’une concentration de sel supérieure à l’eau de mer !).

Ces populations ont également survécu à 43 essais nucléaires avec une puissance supérieure à la bombe d’Hiroshima dans la région de Lob Nor.

La région de Lob Nor

Même si dans certaines régions de Mongolie, ce chameau vit une vie moins difficile qu’à Lob Nor, l’activité humaine (mines illégales) et les loups les menacent malgré tout.

On tente aujourd’hui de préserver cette espèce qui est aussi facilement hybridée, ce qui nuit à sa conservation.

Les camélidés sauvages d’Amérique du Sud; vigogne et guanaco

Les camélidés d’Amérique du Sud vivent dans de hauts plateaux des Andes où l’air est plus rare, où les rayons solaires sont plus agressants qu’au niveau de la mer et où il subsiste de bonnes variations de température entre le jour et la nuit.

Vigogne petits camélidés
Vigogne, petit camélidé d’Amérique du sud et ancêtre de l’alpaga.

Le guanaco et la vigogne sont les ancêtres sauvages respectifs du lama et de l’alpaga.

Ils ont une fourrure beaucoup moins longue et épaisse que ces derniers.

Guanaco camélidés
Guanaco, petits camélidés d’Amérique du sud et ancêtre du lama

Malgré que ces deux petits camélidés soient aujourd’hui protégés, l’homme contribue grandement à l’extermination de nombreux petits cheptels à cause de la chasse illégale pour la fibre (fibre qui est réputée et recherchée partout dans le monde).

Les camélidés domestiques d’Amérique du Sud; le lama et l’alpaga

Le lama et l’alpaga ont longtemps été vus comme descendant du même animal (guanaco) jusqu’à ce que la vigogne, qui était auparavant mise à part, soit officiellement reconnu comme étant l’ancêtre de l’alpaga.

Les lamas et les alpagas vivent dans les mêmes conditions temporelles extrêmes que la vigogne et le guanaco, mais en compagnie plus étroite avec les hommes.

Le lama sert traditionnellement en Amérique du Sud à transporter les charges et à se nourrir tandis que l’alpaga sert à se vêtir et à se nourrir.

La fibre de l’alpaga y est aujourd’hui commercialisée à grande échelle à travers le monde.

Sources: 1. Chameau occidental | 2. Chameau occidental | 3. Chameau de Bactriane | 4. https://www.youtube.com/watch?v=ZagiXhmrEjU \ https://www.youtube.com/watch?v=uhh9DWF4Ius | 5. Milking camel \ Australian Camels exported to Gulf States | 6.Wild Camel Protection Foundation \

Alpaga | Alpaga 101

mai 9th, 2018 by

Un alpaga, c’est quoi ?

L’alpaga est un petit camélidé qui est parent au lama, au chameau, au guanaco, à la vigogne et au dromadaire.

Il vit en troupeau et est originaire d’Amérique du Sud.

On les côtoie tout particulièrement sur les hauts plateaux andins et dans des zones semi-désertiques, en haute altitude; particulièrement au Pérou, au Chili et en Bolivie.

Contrairement à son grand cousin le lama, qui habite les mêmes régions, l’alpaga ne transporte pas de charges; il est utilisé principalement pour se vêtir (son poil) mais aussi pour se nourrir (viande).

Image pour différences entre le lama et l'alpaga

C’est un animal d’élevage au Canada, comme le boeuf et le porc. On le retrouve maintenant partout dans le monde même s’il n’a pas nécessairement le même statut partout.

D’abord élevé par les Incas, il y a environ 5000 ans, l’alpaga n’est pas un animal sauvage et ne l’a jamais été.

Son ancêtre, la vigogne, subsiste cependant toujours à l’état sauvage et n’est pas domestiquée.

Il existe deux types d’alpaga; le huacaya et le suri. La différence entre les deux se situe principalement au niveau de l’aspect du poil que chacun porte. La majorité des alpagas (93%) sont de type huacaya.1  

L’alpaga, une des fibres les plus douces et luxueuses au monde !

On nomme le poil ou la fibre de l’alpaga (animal) de l’alpaga.

Mondialement, on reconnaît cet animal principalement pour la qualité de sa toison qui est réputée entre autres pour sa douceur, sa finesse, son efficacité thermique (plus chaude que le mouton), le confort qu’elle procure (dont sa respirabilité) ainsi que ses très nombreuses nombreuses couleurs naturelles (officiellement 16 teintes au Canada, mais plus de 250 coloris possibles !) .

Contrairement à la laine du mouton, la fibre de l’alpaga représente un bien moins grand pourcentage des fibres produites mondialement, la rendant plus précieuse.

À la différence d’autres fibres naturelles luxueuses comme le cachemire, où le terme désigne une certaine qualité de fibre, l’alpaga a une très large gamme de qualités.

Il convient donc d’utiliser les différents grades de fibres (7 !) pour des usages différents, la plus douce étant la plus recherchée.

Le travail de l’éleveur est donc en partie de reproduire ses animaux en ayant en tête une conservation ou une amélioration de la qualité et des caractéristiques de la fibre tout en gardant des animaux forts et en santé.

D’autres ressources à l’alpaga

La viande

Marginalement, on commence de plus en plus à apprécier la chair de l’alpaga en dehors de l’Amérique du Sud.

En Australie, par exemple, elle figure parmi les 4 viandes les plus commandées dans les grands restaurants.

C’est une viande rouge, riche en fer et pauvre en gras. Elle n’a pas un goût très prononcé (entre le veau et l’agneau).

Elle est ainsi utilisable dans pratiquement tous les plats puisqu’elle se marie bien aux autres ingrédients.

Les éleveurs québécois commencent peu à peu à en commercialiser même si ça reste seulement une façon de réformer les animaux qui ne sont plus désirés.

Fourrure et cuir

La fourrure et le cuir peuvent être également récupérés après l’abattage ou les décès et tannés pour en confectionner différents accessoires.

Le fumier

Le fumier de l’alpaga se composte rapidement (environ 1 mois) et est très intéressant pour les jardiniers.

Les petites boulettes de fumier contiennent moins de phosphore que celui d’autres animaux. Frais, il peut également être utilisées tel quel dans le jardin sans risque de brûler les racines des plantes.

Pourquoi élève-t-on l’alpaga au Québec ?

L’alpaga est maintenant élevé partout dans le monde dont au Canada et au Québec, même si la plus grande population subsiste toujours en Amérique du Sud.

Les pays d’origine n’exportent cependant plus d’alpagas; les alpagas que l’on retrouve au Canada sont généralement nés et enregistrés ici.

L’animal est très bien adaptés à notre climat, ayant des conditions parfois plus difficiles en Amérique du Sud.

La revente d’animaux est une des activités de la plupart des élevages québécois et canadiens avec la production et la transformation de la fibre.

L’alpaga demande peu d’espace et d’équipements, il n’a pas besoin de bâtiments chauffés et sa grosseur est parfaite pour en faire un élevage à échelle familiale. C’est ce qui en fait un choix très intéressant pour les néo-agriculteurs et les paysans.

Le retour à la terre et le goût de changer de vie pour aller vivre à la campagne en encouragent plusieurs d’ailleurs à se lancer dans l’alpaga.

La fibre d’alpaga commence à être de plus en plus connue (et reconnue !) au Québec; un choix d’élevage gagnant vu nos extrêmes de température et les possibilités qu’offre cette fibre !

D’ailleurs, rares sont les fibres textiles qui sont toujours en production au Canada. La quantité de vêtements fabriqués au Québec est également en faible proportion par rapport à ceux conçus outre-mer.

La popularité croissante pour les produits locaux est un avantage pour les éleveurs québécois d’alpaga et encourage la production de fibre et la confection locale de vêtements.

Un portrait de l’animal en bref;

Le comportement de l’alpaga

Côté comportement, l’alpaga est généralement doux et curieux, mais aussi peureux. Il n’aime pas particulièrement être touché.

Étant naturellement une proie qui n’a d’autres moyens de défense que la fuite, cette crainte lui est salutaire pour sa survie. 

Comme tout animal cependant, le comportement d’un individu à l’autre peut également varier allant de plus ou moins peureux à plus ou moins dynamique. Sa vie en troupeau lui permet de se sentir beaucoup plus en sécurité et moins stressé par son environnement.  

L’alpaga ne doit pas vivre seul; il a besoin de ses semblables et un groupe de 3 alpagas est généralement indispensable pour assurer un troupeau psychologiquement sain.

L’alpaga, tout comme le lama, peut cracher pour communiquer avec ses pairs. Par contre, étant moins agressif, l’alpaga n’a pas tendance à cracher sur l’homme; on reçoit le crachat souvent par erreur, en passant entre deux alpagas qui se querelle, par exemple…

La femelle crache aussi sur le mâle lorsque celui-ci cherche à l’accoupler si elle est déjà enceinte ou si elle n’est pas réceptive à un accouplement.

L’alimentation de l’alpaga

L’alpaga est considéré comme un animal assez écologique puisqu’il mange peu (son système digestif est extrêmement efficace), a un fumier qui contient relativement peu de phosphore, fait des litières communes (donc ne contamine pas tout le pâturage) et coupe l’herbe au lieu de l’arracher.

Il a également des onglons et des coussins sous les pattes et non des sabots, ce qui permet de préserver beaucoup plus facilement la viabilité des pâturages qu’il fréquente.

En plus du pâturage dont il jouit selon les saisons, il mange également du foin qui l’aide dans son processus de rumination ainsi que des grains (moulée adaptée) et des minéraux en poudre pour une alimentation optimale en terme de minéraux et vitamines.

Son alimentation, en plus de sa génétique, a un impact non négligeable sur la qualité de la fibre produite.

La reproduction de l’alpaga

L’alpaga peut devenir reproducteur vers l’âge de 2 ans chez la femelle, mais plus fréquemment vers l’âge de 3-4 ans chez le mâle.

Physiquement, l’alpaga atteint son gabarit d’adulte vers l’âge de 3 ans chez les deux sexes. Les femelles sont couramment accouplées à 2 ans pour qu’elles puissent mettent bat la première fois quand leur bassin est complètement formé, après 11 mois et demi de gestation (345 jours) en moyenne.

La naissance de l’alpaga (criation) est un événement très spécial dans un troupeau !

Sterling archer - alpaga cria beige mâle

Le bébé (le cria) pèse entre 13 et 22 lb à la naissance et est sur pied après 1h de vie. Une fois adulte, l’alpaga femelle pèse environ 150lbs et le mâle 185lbs bien qu’il y ait beaucoup de variations dans les poids des différents individus.

Il arrive fréquemment que les mâles aient sensiblement le même poids que les femelles, par exemple.

L’alpaga peut vivre jusqu’à une vingtaine d’années environ en Amérique du Nord avec les soins que nous leur donnons.

La tonte et les soins de l’alpaga

L’alpaga est tondu une seule fois par année, au début du printemps (généralement en mai), pour éviter que celui-ci ait trop chaud l’été venu (et éviter les coups de chaleur qui peuvent être mortels), mais aussi pour que la fibre ait le temps de repousser pour l’automne et les temps frais.

Cette tonte est essentielle au bien-être de l’animal et est faite sans le blesser. Elle nécessite cependant une certaine organisation.

Elle s’effectue avec l’animal couché sur un tapis ou une table de tonte, les pattes de l’animal attachées de part et d’autre pour éviter qu’il ne bouge et se blesse.

On tond par sections mises dans des sacs différents pour mieux séparer les qualités selon la partie du corps de l’animal. Ça simplifie le tri de la fibre et des toisons par la suite.

On profite souvent de la tonte pour tailler les onglons et les dents (qui poussent sans arrêt) ainsi que limer les pointes des dents de combats chez les mâles. L’alpaga n’a besoin que de peu de soins vétérinaires réguliers annuellement.

Chaque alpaga produit en moyenne entre 4 et 10 lb de fibre par année au total, contenant diverses qualités.

Le processus global de la fibre de l’alpaga

La qualité de l’animal importe énormément pour bien rentabiliser son temps et ses investissements dans cet élevage.

Pour le débutant, il convient donc d’apprendre comment bien comparer les animaux et leur fibre avant l’achat.

Plusieurs outils d’analyse scientifiques sont à la disposition des éleveurs et des acheteurs pour faciliter cette sélection, dont les histogrammes, les biopsies, les tests génétiques et l’EPD, qui permet de connaitre le potentiel génétique pour améliorer la descendance.

Après la tonte, la fibre est nettoyée (on enlève tous les détritus à la main), triée, gradée et envoyée en plusieurs lots vers le moulin.

Tri des toisons d'alpaga et détritus | skirting fiber

Là-bas, elle est lavée avec un savon doux, séchée, piquée, cardée et filée, selon la demande. Elle est ensuite renvoyée au propriétaire pour la conception des produits.

La fibre reçue est celle que l’on a envoyée (elle n’est pas mélangée avec celle d’autres propriétaires d’alpagas au moulin). Le cheminement de la fibre jusqu’au produit fini est différent selon l’emplacement sur le globe.

En Amérique du Sud, la quantité de fibre d’alpaga est assez volumineuse pour être envoyée dans des processus industriels. Ce n’est pas le cas en Amérique du Nord où le processus est encore artisanal ou semi-artisanal.

Sources: 1 The Complete Alpaca Book. Eric Hoffman, seconde édition, 2006, p18.

Vigogne | Ancêtre de l’alpaga et douceur ultime

mai 17th, 2016 by

La vigogne (Vicuña), est l’ancêtre de l’alpaga. Elle subsiste toujours dans son environnement naturel.

Qu’est-ce qui fait de la vigogne un animal si intéressant ? C’est un des animaux qui a la fibre la plus douce au monde, soit une finesse de 10-13 microns; c’est plus doux que l’alpaga actuel.

Sa toison est encore plus recherchée que celle de l’alpaga et les articles en fibre de vigogne (aussi appelé carmeline) sont excessivement dispendieux !

Un chandail se vend environ 4200$CAN, un manteau 44 000$CAN et une écharpe 1700$CAN !

Cela est dû à la qualité de la fibre, évidemment, mais aussi à sa rareté puisqu’elle n’est disponible qu’en TRÈS petites quantités.

La vigogne

Plus petite que l’alpaga (1,30m à la tête pour 1,50m chez l’alpaga) la vigogne est aussi plus délicate.

Toujours de couleur brune, elle a le ventre, le dessous de la queue et l’intérieur des pattes plutôt blanchâtre.

Sa fibre est beaucoup plus courte que cette de l’alpaga (environ 3 cm), ce qui équivaut à environ 250g à 400g de fibre par animal (dont 150g de très haute qualité qui pourra être transformée… on est loin des 5lbs de l’alpaga!).

On note certaines différences régionales, puisqu’en Argentine, certaines vigognes ont une fibre un peu plus claire et plus longue, mais en moins grande quantité.

La vigogne vit en altitude élevée, sur les plateaux andins. Les groupes sauvages se composent d’environ 20 individus qui se réunissent la nuit venue; un mâle, des femelles et leurs petits.

Le petit de la vigogne reste 1 an avec le groupe avant d’être chassé pour rejoindre d’autres groupes; ça évite ainsi la consanguinité.

Passée près de s’éteindre il y a quarante ans avec seulement 5000 à 6000 têtes restantes, la population est maintenant d’environ 220 000 spécimens dont la majorité est au Pérou dans des zones à plus de 3500 mètres d’altitude. On estime qu’à l’époque des Incas, la population atteignait plus d’un million d’individus.

La vigogne était à l’époque surtout chassée pour sa viande et pour son cuir duquel on prélevait la fibre. L’homme est son principal prédateur avec le puma et le condor.

Protégée depuis 1976 et interdite de chasse à cause de la décroissance rapide des populations, le commerce de la fibre de la vigogne a également été stoppé puis a finalement repris son cours en 2002 avec des règles plus strictes, des zones protégées, des soins aux animaux et des recensements.

Mâles vigogne se battant

Chasse illégale

De nos jours, ce petit camélidé est pourtant quand même victime de chasse illégale et celle-ci fait des ravages dans les populations.

Plus de 5000 vigognes sont estimés avoir été tuées pour leur fibre au cours des huit dernières années (de 2008-2016).

Certains pays latino-américains ne reconnaissent pas la chasse illégale comme un délit sérieux et n’incitent pas au respect de la loi sur la protection des espèces.

De leur côté, les populations locales, par peur de représailles, ne dénoncent pas non plus auprès des autorités les chasseurs illégaux qui tuent pour raser sans procession les vigognes.

Les effectifs pour protéger la race sont en nombre insuffisant et les caractéristiques géographiques des régions n’aident pas non plus. Des représentants de groupes de protection ont même été menacés en 2017 par des chasseurs illégaux; ça joue dur !

Et comme la chasse illégale est profitable… tous les incitatifs sont là pour que les chasseurs continuent leur massacre. Les autorités trouvent encore périodiquement des groupes de 100-200 vigognes abattues et rasées.

Chaccu

Traditionnellement, la vigogne est capturée vivante et rasée par les indigènes tous les 2 à 3 ans dans ce qu’on appelle le chaccu (annuel). Dans ce rituel, les troupeaux sauvages sont rabattus vers des enclos avant d’être tondus puis ensuite relâchés.

Cérémonies et fêtes font partie du chaccu. Cette chasse traditionnelle est encouragée par les autorités qui protègent la vigogne et souvent organisée par des organismes sans but lucratif puisqu’elle participe à l’économie des populations andines qui sont les plus propices à vouloir ensuite mieux protéger l’animal qui leur apporte un bénéfice durable.

La présence et le travail des ONG empêche les gros groupes textiles d’utiliser les populations comme des employés dans cette chasse, ce qui pourrait amener probablement une recrudescence du braconnage.

Brute, la fibre de la vigogne rapporte entre 300-650$USD par kilogrammes aux populations locales.

Le Pérou exporte maintenant légalement 80 tonnes annuellement de fibre de vigogne.

En 2006, Coprovic a instauré des conditions d’élevage en semi-liberté préservant plus facilement l’espèce et la récolte de la fibre par les populations locales.

Carmeline ou fibre de vigogne

Les articles en carmeline sont pratiquement toujours laissés à leur couleur naturelle; les processus chimiques sont mal supportés par la fibre qui perd douceur et brillance.

On en fait beaucoup de manteaux, de jetées et de chandails, bien que les accessoires aient aussi la cote. 

La maison Scabal, avec l’aide de scientifiques, est parvenue à teindre le tissu de vigogne en bleu et en noir en 2000, ouvrant la voie à de nouveaux produits.

Paco-Vicuñas

Les paco-vicuñas sont en fait des hybrides entre alpagas et vigogne qui serait probablement survenu quand des mâles vigognes se seraient accouplées avec des femelles alpagas, il y a de nombreuses années.

Intentionnellement, ce n’est qu’en 1840 que ça a été fait, afin d’aider à l’amélioration de la finesse dans l’alpaga.

Plusieurs projets ont vu le jour avec les années, mais sont toujours tombés à l’eau faute de ressources.

Comme les gènes de la vigogne se diluent dans l’alpaga après 3 générations seulement, l’approche de ces éleveurs est maintenant de considérer l’hybride 50-50 comme une nouvelle race et de les accoupler entre eux seulement.

Les paco-vicuñas ont les caractéristiques principales de la vigogne au niveau de la finesse, mais présentent une fibre plus longue avec moins de poils secondaires que cette dernière. Ils sont légèrement plus petits que les alpagas (une femelle moyenne pèse 135 lb comparativement à 150 lb pour l’alpaga).

La fibre pousse entre 1 et 4 pouces par année (comparativement entre 2,5 et 7 pouces chez l’alpaga).

L’aspect de la fibre est aussi différent puisque la fibre pousse moins en mèches et que le crimp est aussi différent. La densité est une des forces des paco-vicuñas (venu de leur parenté avec la vigogne), mais par contre, ils héritent aussi d’une bonne quantité de poils de garde (toujours provenant de la vigogne), accentuant les pertes au moulin.

Une dizaine de fermes en font l’élevage aux États-Unis et le troupeau total serait d’environ 600 animaux…

L’idée de ces hybrides est de garder la finesse de la vigogne tout en augmentant la quantité de fibre (longueur surtout) et en diminuant le poil de garde… une méthode qui amène beaucoup de scepticisme de part et d’autres quant à sa réussite.

Sources: Les conséquences sociales du trafic | Wikipedia | Le luxe fragile | Chaccu | La laine des dieux / carmeline | paco-vicuña

Lama et alpaga | différences de ces deux camélidés

septembre 12th, 2013 by

Quelles sont les différences principales entre le lama et l’alpaga ?

Le lama classique est environ deux fois la grosseur d’un alpaga et est plus grand d’un demi-mètre.

Ses oreilles sont en forme de banane contrairement à l’alpaga qui a des oreilles droites et pointues. Son museau est également plus long que celui de l’alpaga.

différence lama et alpaga huacaya

Le lama étant plus gros, moins peureux et plus frondeur, il est parfois utilisé comme «gardien» pour les troupeaux d’alpaga ou de petits animaux de ferme afin de dissuader les animaux sauvages et les chiens de s’attaquer au troupeau. Il faut cependant savoir que sa présence constitue, en cas d’attaque, une cible sacrificielle permettant aux autres membres du troupeau protégés par le lama de pouvoir se sauver.

En Amérique du Sud, celui-ci est surtout utilisé pour transporter des charges (dont de la fibre de l’alpaga !) tandis que l’alpaga est utilisé pour produire de la fibre pour les vêtements.

Les deux servent également à s’alimenter (viande).

Une génétique commune

Du point de vue de la génétique, ces deux camélidés, bien qu’ils aient été souvent croisés par le passé, n’ont pas le même ancêtre.

Celui de l’alpaga étant la vigogne (vicuña) et celui du lama, le guanaco.

Ce n’est qu’en 2001 qu’une étude a démontré la descendance différente de ces deux cousins.

Il est à noter que la vigogne et le guanaco subsistent toujours à l’état sauvage et que ces 4 camélidés d’Amérique du Sud, à cause d’une compatibilité génétique commune, peuvent être croisés entre eux.

D’après cette étude, 80% des alpagas qui ont été testés génétiquement sont en partie hybrides avec les guanacos et les lamas, même si ce n’est pas nécessairement toujours visible physiquement, rendant impossible de distinguer véritablement un alpaga «pure race» sans passer par un test génétique 1.

Pour des raisons évidentes de ne pas détériorer la qualité de fibre de l’alpaga, on ne croise pas volontairement avec le lama. L’hybridation est une des plus grandes influences de la dégradation de la qualité de fibre des troupeaux sud-américains.

D’ailleurs, un alpaga qui présente des caractéristiques physiques du lama est sous-entendu comme présentant des défauts de conformité à la race et n’est pas enregistrable au Canada.

1 Dr Jane Wheeler, vice president of CONOPA and visiting professor, Faculty of Veterinary Medicine, San Marcos University, Lima, Peru, April 2001; and Dr. Michael Bruford, professor at University of Cardiff and head of Conservation Genetics, Institute of Zoology, London, personal communication, London, March 30, 2001.